Après la chine, les Etats-Unis sont-ils le nouveau vrai-faux eldorado d'Areva ?
27 septembre 2006
Paris, France — Avant la présentation de ses résultats semestriels aujourd'hui, Areva tente de camoufler l'impact du désastre finlandais dans ses comptes en annonçant ses velléités de conquérir le marché du retraitement aux Etats-Unis.
Vrai coup de communication, et fausse nouvelle. Que se passe t'il ? Areva a tout simplement présenté ses propositions d'usine de retraitement et fabrication de MOX intégrée et si éventuellement, les Etats-Unis lançaient un appel d'offre pour une telle usine, alors Areva y répondrait ... Pas très surprenant ni très nouveau.
Le chantier finlandais , en revanche, lui, est très concret : un an de retard accumulé après un an de chantier. Des critiques de plus en plus inquiétantes de la part de l'autorité de sûreté finlandaise, qui émet des doutes sur la capacité d'Areva à gérer le projet. Des coûts qui s'envolent et des provisions comptables. Une instruction de la Commission Européenne en cours sur la garantie accordée par l'Etat - et donc les contribuables français - pour ce projet au travers de la Coface.
Après nous avoir « vendu » le marché chinois, dont on sait aujourd'hui qu'aucun contrat n'est encore signé, Areva nous présente une nouvelle chimère, mais la réalité c'est que le seul grand chantier en cours est un désastre.