Le piédestal nucléaire vacille d'autant plus aujourd'hui, que ce projet EPR s'avèrerait moins sûr et moins performant que prévu selon les propres dires du groupe Areva lui-même. En s'alliant avec le constructeur japonais Mitsubishi Heavy Industries sur la mise au point d'un autre réacteur de génération 3 de puissance plus faible, Areva désavoue clairement la viabilité de son prototype EPR. Selon Anne Lauvergeon, le nouveau réacteur serait plus adapté à la demande des marchés américain et asiatique, et il serait plus sûr, en résistant à l'impact éventuel d'un crash d'avion… Des propos qui laissent songeur pour l'avenir que nous propose Areva avec le chantier EPR de Flamanville.
Frédéric Marillier, chargé de campagne Energie pour Greenpeace France s'en inquiète : « Depuis 3 ans on nous dit que l'EPR est le réacteur de l'avenir, plus sûr, plus économique, voué à un succès international, et qu' il faut en faire un prototype en France. Et maintenant, alors que le chantier finlandais est un désastre, la Présidente d'Areva elle-même, nous explique qu'il faut développer un autre réacteur qui sera plus sûr et plus adapté à la demande internationale. On se moque de qui ? Il nous semble évident que le projet EPR français doit être stoppé immédiatement. »
Mardi 24 Octobre prochain, le tribunal administratif de Caen étudiera en audience publique le recours en référé déposé par Greenpeace, la Confédération Paysanne, le Réseau " Sortir du Nucléaire ", le GRAPE (Groupement Régional des Associations de Protection de l'Environnement), l'UFC Que Choisir - Manche et le CRILAN (Comité de réflexion, d'information et de lutte anti-nucléaire), pour obtenir la suspension des travaux préparatoires à la construction du réacteur EPR en vertu de la loi de protection pour le littoral.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander