Concours

Dimanche 22 octobre 2006

paris, France — Le 20/10/06 - L'étau se resserre autour d'Areva. A la veille du voyage officiel de Jacques Chirac en Chine, partant pour promouvoir le nucléaire français, la déroute du « flambeau » technologique national EPR se confirme jour après jour, et l'espoir de conquérir le marché chinois semble réduit à peau de chagrin. Pour Greenpeace, ces revers importants font la transparence sur l'imposture que représente le réacteur nucléaire EPR, l'abandon du projet à Flamanville paraissant désormais inéluctable.

On ne compte plus effectivement les défaillances à répétition sur le chantier de construction finlandais de ce nouveau réacteur, bradé à la Finlande pour 3 milliards d'euros, et qui, après un an de travaux accuse un an de retard sur l'agenda. Areva pourrait ainsi perdre plus d'un milliard d'euros selon des dernières sources sur sa première vente. Le chantier, basé à Olkiluoto connaît de plus, des nouveaux problèmes ces derniers jours : des canalisations du circuit de refroidissement fabriquées en France par Le Creusot ne répondent pas aux spécifications demandées pour les contrôles qualité, et il serait sérieusement envisagé de les fabriquer de nouveau !

Le piédestal nucléaire vacille d'autant plus aujourd'hui, que ce projet EPR s'avèrerait moins sûr et moins performant que prévu selon les propres dires du groupe Areva lui-même. En s'alliant avec le constructeur japonais Mitsubishi Heavy Industries sur la mise au point d'un autre réacteur de génération 3 de puissance plus faible, Areva désavoue clairement la viabilité de son prototype EPR. Selon Anne Lauvergeon, le nouveau réacteur serait plus adapté à la demande des marchés américain et asiatique,  et il serait plus sûr, en résistant à l'impact éventuel d'un crash d'avion… Des propos qui laissent songeur pour l'avenir que nous propose Areva avec le chantier EPR de Flamanville.

Frédéric Marillier, chargé de campagne Energie pour Greenpeace France s'en inquiète : « Depuis 3 ans on nous dit que l'EPR est le réacteur de l'avenir, plus sûr, plus économique, voué à un succès international, et qu' il faut en faire un prototype en France. Et maintenant, alors que le chantier finlandais est un désastre, la Présidente d'Areva elle-même, nous explique qu'il faut développer un autre réacteur qui sera plus sûr et plus adapté à la demande internationale. On se moque de qui ?  Il nous semble évident que le projet EPR français doit être stoppé immédiatement. »

Mardi 24 Octobre prochain, le tribunal administratif de Caen étudiera en audience publique le recours en référé déposé par Greenpeace, la Confédération Paysanne, le Réseau " Sortir du Nucléaire ", le GRAPE (Groupement Régional des Associations de Protection de l'Environnement), l'UFC Que Choisir - Manche et le CRILAN (Comité de réflexion, d'information et de lutte anti-nucléaire),  pour obtenir la suspension des travaux préparatoires à la construction du réacteur EPR en vertu de la loi de protection pour le littoral.
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Mardi 3 octobre 2006

Après la chine, les Etats-Unis sont-ils le nouveau vrai-faux eldorado d'Areva ?

27 septembre 2006

Paris, France — Avant la présentation de ses résultats semestriels aujourd'hui, Areva tente de camoufler l'impact du désastre finlandais dans ses comptes en annonçant ses velléités de conquérir le marché du retraitement aux Etats-Unis.

Vrai coup de communication, et fausse nouvelle. Que se passe t'il ? Areva a tout simplement présenté ses propositions d'usine de retraitement et fabrication de MOX intégrée et si éventuellement, les Etats-Unis lançaient un appel d'offre pour une telle usine, alors Areva y répondrait ... Pas très surprenant ni très nouveau.

Le chantier finlandais , en revanche, lui, est très concret : un an de retard accumulé après un an de chantier. Des critiques de plus en plus inquiétantes de la part de l'autorité de sûreté finlandaise, qui émet des doutes sur la capacité d'Areva à gérer le projet. Des coûts qui s'envolent et des provisions comptables. Une instruction de la Commission Européenne en cours sur la garantie accordée par l'Etat - et donc les contribuables français - pour ce projet au travers de la Coface.

Après nous avoir « vendu » le marché chinois, dont on sait aujourd'hui qu'aucun contrat n'est encore signé, Areva nous présente une nouvelle chimère, mais la réalité c'est que le seul grand chantier en cours est un désastre.
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Mardi 3 octobre 2006
Contrainte de retirer de son site Internet une carte de France indiquant les emplacements des cultures commerciales de maïs OGM, Greenpeace traçait en France, en juillet, une immense croix dans un champ de maïs transgénique situé dans le Lot et Garonne. Cette spectaculaire action de marquage, photographiée par Yann Arthus-Bertrand, a connu un succès international. Au point que Greenpeace persiste et signe en marquant aujourd’hui trois nouveaux champs, dans trois régions du monde. Dans la nuit du 2 au 3 octobre, Greenpeace a ainsi réaffirmé son opposition aux OGM en Espagne, au Mexique et au Philippines.

Greenpeace marque son opposition aux OGM dans trois champs

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Jeudi 28 septembre 2006
France — Un premier pas très encourageant pour la protection des forêts ! Suite à la demande de Greenpeace et du « Festival du vent », le ministère de l’intérieur a annoncé que les 350 millions d’enveloppes nécessaires à la propagande des candidats aux présidentielles seront en papier recyclé.

En mai dernier, Greenpeace et Le festival du vent ont  interpellé l'ensemble des parlementaires français, le gouvernement et les principaux partis politiques, afin que l'ensemble du papier pour les élections à venir soit du papier recyclé. Une vingtaine de parlementaires a répondu. Deux d'entre eux, les députés UMP Michel Zumkeller et Edouard Jacque ont déposé une proposition de loi visant à intégrer nos demandes dans le code électoral.

D'autre part, plusieurs de ces parlementaires ont adressé des questions écrites au gouvernement relayant les demandes de Greenpeace et de l'association du Festival du vent, relatives à l'utilisation du papier recyclé pour les élections.Le 21 septembre dernier, le ministère de l'intérieur a répondu à la question du sénateur UDF Yves Détraigne. La réponse du ministère en charge des élections est très encourageante :
«Conscient de cet enjeu majeur pour le développement durable, le ministère de l'intérieur a pour sa part pris les dispositions nécessaires pour préconiser l'utilisation du papier recyclé dans le marché en cours pour la fabrication des quelques 350 millions d'enveloppes qui seront nécessaires pour l'envoi au domicile de chaque électeur de la propagande des candidats aux scrutins prévus en 2007 et 2008. Des recommandations fortes seront par ailleurs adressées aux candidats lors de la diffusion des instructions relatives à l'organisation des prochains scrutins pour les inciter à privilégier l'utilisation du papier recyclé. Enfin, dans un souci de réduction de sa consommation de papier, le ministère de l'intérieur privilégie la diffusion en ligne pour l'envoi aux préfectures des circulaires électorales et les instructions relatives aux élections.»

C'est un premier pas. Maintenant, il faut œuvrer pour que les partis politiques fassent, chacun de leurs côtés, le choix du papier recyclé. Plus globalement, Greenpeace demande que soit inscrit l'usage du papier recyclé dans le code électoral au moyen d'une loi. 
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Jeudi 28 septembre 2006
Dans la nuit du 19 au 20 aout 2006, le Probo Koala, navire russe battant pavillon panaméen et exploité par une société hollandaise, déversait 400 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire. Les émanations de produits chimiques tuèrent 8 personnes.





Toute les infos sur le Probo Koala

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Jeudi 28 septembre 2006
Paldiski, Estonie — Greenpeace salue la décision du ministre estonien de la Justice d’ouvrir une enquête sur Probo Koala et d’ordonner l’immobilisation du navire le temps de l’investigation. L’association annonce la fin du blocage du navire qui aura duré trois jours. « C’est une excellente nouvelle pour le peuple ivoirien et pour l’environnement », affirme Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace.

« Une enquête internationale poussée, l'immobilisation du navire ainsi que la saisie et l'analyse de ses documents de bord vont sans doute permettre d'établir la chaîne complète des responsabilités qui ont entraîné en Côte d'Ivoire une véritable catastrophe écologique et sanitaire, reprend Yannick Vicaire. Pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise, il faut que toutes les responsabilités soient établies, les coupables jugés et les insuffisances des réglementations internationales et de leur application clairement identifiées. »

Selon les résultats des analyses préliminaires effectuées par les autorités estoniennes sur le Probo Koala, les résidus du nettoyage des réservoirs de carburant du navire présentent de fortes similitudes avec les déchets toxiques qui ont été déversés sur Abidjan il y a un mois environ.
Dans la matinée du 27 septembre, la Côte d'Ivoire est venue appuyer Greenpeace dans son action : le ministre ivoirien de l'Environnement a officiellement demandé à son homologue estonien de « bien vouloir ordonner la détention du bateau Probo Koala pour nécessité d'enquête » et prendre toutes les dispositions « pour maintenir ce navire au port de Paldiski ». « Il semble que c'est le signal que l'Estonie attendait depuis hier pour agir », reprend Yannick Vicaire.

Depuis lundi 25 septembre, les militants de Greenpeace, à bord de l'Acrtic Sunrise et de trois zodiacs, s'étaient postés dans le port de Paldiski de sorte à empêcher toute manœuvre et tout départ du Probo Koala. L'association s'était scandalisée que le Probo Koala continue sa route et ses activités sans être inquiété, trois semaines après avoir déversé plus de 500 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, provoquant la mort de huit personnes et l'intoxication de milliers d'autres. « Le Probo Koala constitue une pièce à conviction essentielle dans l'affaire des déchets toxiques d'Abidjan », conclut Yannick Vicaire. Pour Greenpeace, ce navire détient à son bord des documents susceptibles de faire avancer l'enquête en cours en Côte d'Ivoire, ainsi que celles ouvertes aux Pays-Bas, qui en juillet ont laissé partir le navire pour l'Afrique.
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Mardi 19 septembre 2006

Paris, France — C’est la révélation du sondage réalisé pour Greenpeace par l’institut CSA, à la veille de la sortie du nouveau Guide des produits avec ou sans OGM. Si 58 % des personnes interrogées demandent une interdiction temporaire de la production et de la consommation d’OGM, le temps d’évaluer leurs conséquences sur l’environnement et la santé, 28 % vont jusqu’à demander leur interdiction pure, simple et définitive. Un record !

Riz transgénique chinois ou riz OGM américain détectés dans des produits vendus en Europe et en France… Ces exemples scandaleux de contamination de notre alimentation par des OGM non autorisés et potentiellement allergènes font la une des journaux et perturbent considérablement les consommateurs. D’un côté, ils entendent les autorités publiques ou les pro OGM affirmer qu’on a le choix de ne pas consommer de produits contenant des ingrédients génétiquement modifiés. De l’autre, ils apprennent que des OGM interdits sont présents dans les produits qu’ils consomment au quotidien ! Pour fournir aux citoyens une information transparente, Greenpeace édite, depuis 1998, son Guide des produits avec ou sans OGM, qui classe les marques* selon trois catégories : vert, orange ou rouge.

Pour l’instant, les OGM pénètrent dans la chaîne alimentaire à l’insu des consommateurs et malgré leur opposition. 80 % des plantes transgéniques cultivées dans le monde servent à nourrir les animaux d’élevage à partir desquels on fabrique des produits : laitages, charcuterie ou plats cuisinés. Dans ce cas, la réglementation européenne n’impose aucun étiquetage, privant ainsi les citoyens de repères. « Avec ce Guide, nous voulons offrir à tous un moyen simple de ne pas consommer des produits dont la fabrication peut avoir fait intervenir des OGM, souligne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Le pouvoir est dans le caddie ! En privilégiant les produits classés en vert, les consommateurs font pression sur les industriels. Ils protègent à coup sûr leur santé et ils agissent concrètement pour barrer la route aux OGM et préserver l’environnement. »

L’édition 2006 du Guide comporte bien des nouveautés. Le format, d’abord. Il se présente sous la forme d’un petit calepin coloré, qu’on glisse dans sa poche pour le consulter en faisant ses courses. Il est organisé en rubriques signalées par des onglets qui correspondent aux rayons des magasins. Bonne nouvelle au rayon fromages : Comté, Laguiole, Rocamadour… les fromages d’appellation d’origine contrôlée (AOC) sont aujourd’hui élaborés sans aucune utilisation d’OGM. De quoi satisfaire les 85 % de Français qui souhaitent que les labels de qualité (Label rouge, AOC et bio) soient sans OGM**. Pour l’instant, seul le label Bio (AB) est dans ce cas. En feuilletant ce Guide, on apprend, par exemple, que seul Heinz Frozen and Chilled foods garantit que ses petits pots pour bébé sont élaborés sans OGM. Bonduelle fait de même pour ses poêlées, ainsi que Barilla pour ses pâtes aux œufs (contrairement à son concurrent Panzani). Bravo aussi à la filière qualité Carrefour (FQC), dont la charte exclut les OGM depuis 1991. Dommage pour les gourmands : rares sont les biscuits et autres confiseries à bannir les OGM. Ceux qui se soucient de leur ligne ne sont guère mieux lotis : rien ne garantit que les OGM ne sont pas utilisés dans l’élaboration des produits diététiques Weight watchers, Slim fast, Distriborg ou Gerlinéa. Concernant les produits laitiers, c’est pareil. Lactalis, Nestlé, Yoplait ou Danone : pas une marque pour rattraper les autres.

Samedi 16 septembre, dans une quinzaine de villes de France, les bénévoles de Greenpeace distribueront le tout nouveau Guide des produits avec ou sans OGM 2006. Ce Guide est édité à 300 000 exemplaires, consultable sur www.detectivesOGM.org (bientôt en version imprimable) ou envoyé par courrier sur demande (accompagnée d’une enveloppe timbrée).

Guide PDF consultable sur ce site. Version imprimable disponible prochainement.

 *Environ 80 000 produits alimentaires sont commercialisés en France. Greenpeace ne répertorie que les plus connus.
** Sondage BVA/Agir pour l’environnement, janvier 2006.
Par TristanGLRennes - Publié dans : actiongreenpeace
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Mercredi 13 septembre 2006

International — Nouvelle révélation dans le dossier du riz transgénique. Greenpeace a découvert une variété de riz génétiquement modifiée venue des Etats-Unis dans des produits vendus par la chaîne de supermarchés allemande Aldi.

Il s’agit du riz OGM LL601, fabriqué par la société Bayer et qui contient un gène de résistance à un herbicide. Sa commercialisation n’est aujourd’hui autorisée nulle part dans le monde, ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Le 18 août dernier, les autorités américaines annonçaient avoir détecté ce riz transgénique dans leurs stocks de riz long grain. L’Union européenne (UE), qui a importé 198 000 tonnes de riz provenant des Etats-Unis en 2005, avait réagi en exigeant que le riz importé des Etats-Unis soit certifié sans OGM. Une cargaison contenant du riz contaminé a ainsi été bloquée à Rotterdam.

Considérant comme très probable que des cargaisons de riz contaminé aient atteint des pays de l’UE avant la mise en place de cette certification, Greenpeace avait également demandé à l’UE de procéder au rappel immédiat de tous les produits présents dans les rayons des magasins européens et contenant du riz américain. Aucune mesure n’avait été prise en ce sens. Or le 12 septembre, la Commission européenne a affirmé que 20 % des échantillons de produits qu’elle a elle-même soumis à des tests ont révélé la présence de la variété LL601.

« Avec ces dernières révélations, il est encore plus urgent de retirer des circuits de commercialisation européens tous les produits contenant du riz américain, afin de vérifier s’ils sont contaminés ou non par le riz transgénique de Bayer, affirme Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Il est impensable que les citoyens européens et français soient amenés à consommer à un produit totalement illégal. Ni les autorités publiques, ni les distributeurs ne peuvent plus fermer les yeux. »

Cette affaire survient après un autre scandale de contamination du riz en Europe soulevé par Greenpeace (voir communiqué de presse du 5 septembre). Il y a dix jours, Greenpeace révélait avoir découvert dans les rayons des magasins d’alimentation asiatiques d’Allemagne, de Grande-Bretagne et de France, six produits contaminés par du riz transgénique chinois. Pour la France, c’est dans des nouilles de riz commercialisées par la société Tang Frères que l’OGM illégal avait été détecté. Ce riz transgénique n’est autorisé ni à la culture, ni à la consommation nulle part dans le monde, ni en Chine, ni en Europe. Génétiquement manipulé pour résister à certains parasites, cet OGM produit une protéine qui pourrait provoquer des allergies. En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a procédé à des tests qui ont confirmé la présence de cet OGM.

« Ces deux exemples démontrent la même chose, conclut Arnaud Apoteker. Aujourd’hui, dans le monde, un petit nombre de scientifiques et d’industriels pro-OGM sont près à contaminer le riz, denrée à la base de l’alimentation de la moitié de la population mondiale, avec un produit illégal et potentiellement dangereux pour la santé. »
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Jeudi 7 septembre 2006
Abidjan, International — 06/09/2006 - Catastrophe écologique et sanitaire dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire, où quatre cents tonnes de déchets hautement toxiques ont été déversés par le Probo Koala, navire russe battant pavillon panaméen et exploité par une société hollandaise. Bilan actuel : deux morts et des centaines de personnes intoxiquées.

Parti d'Espagne il y a plusieurs mois, le Probo Koala aurait longtemps navigué le long des côtes africaines avant d'accoster pour une vidange, le 19 août, au port d'Abidjan, le plus grand d'Afrique de l'Ouest. Le liquide à vidanger – des boues issues du raffinage pétrolier, riches en matière organique et en éléments soufrés très toxiques (hydrogène sulfuré, H2S et mercaptans) – aurait alors mystérieusement été notifié sous la qualification d'« eaux usées », ce qui permet de s'affranchir des exigences de traitement.

« Cette double violation fragrante du droit international transforme la Côte d'Ivoire en un pays-poubelle, déclare Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France. D'abord de la convention de Londres régissant l'immersion des déchets, et ensuite de la convention de Bâle, qui interdit le transfert des déchets dangereux entre pays de l'OCDE et pays non membres de l'OCDE. »

La toxicité des quatre cents tonnes de déchets ainsi déversées dans plusieurs quartiers d'Abidjan n'a été découverte qu'après le départ du bateau qui a quitté le pays sans être inquiété, en direction de l'Estonie. La dispersion de quatre cents tonnes de produits hautement toxiques à Abidjan, commence à avoir de sérieuses répercussions sur la santé des habitants. Deux fillettes sont mortes et plus de 500 personnes se sont déjà présentées dans des hôpitaux, souffrant de diarrhées, de problèmes respiratoires, de maux de tête et de douleurs thoraciques.

« Nous menons des recherches afin de comprendre quand et comment ces déchets ont changés de qualification et quelles sont les responsabilités dans la cascade de sociétés et prestataires qui ont, un moment ou l'autre, pris en charge ces déchets, conclut Yannick Vicaire. Il semble néanmoins qu'aucune des parties en cause n'ignorait leur nature dangereuse. »

Greenpeace considère que c’est à l’Espagne, pays de l’OCDE d’où sont partis les déchets, d’assurer la décontamination des zones polluées.
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Mercredi 6 septembre 2006

Paris, France — 05/09/2006 - Greenpeace révèle la présence de riz génétiquement modifié dans des produits alimentaires chinois vendus en France, mais aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne. Ce riz transgénique n'a jamais été autorisé à la culture et n'a jamais été testé pour ses impacts sur la santé et l'environnement, dans aucun pays du monde.

"Les cas de contaminations sont légions, mais c'est la première fois qu'une contamination par un OGM concerne un produit qui se retrouve directement dans nos assiettes", remarque Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

Dans trois pays européens, Greenpeace a réalisé des tests sur des échantillons de produits élaborés à base de riz (riz, vermicelles, nouilles…) et vendus dans les magasins d'alimentation asiatique. Résultat : cinq échantillons se sont révélés positifs au riz Bt. Pour la France, c'est dans les nouilles Rice sticks/Préparation alimentaire à base de riz Chao Ching, vendu sous la marque Cock Brand, que l'OGM a été découvert. Ce produit est vendu par le premier importateur et distributeur de produits asiatiques en France, Tang Frères.

En cause, une variété de riz transgénique dite Bt, génétiquement modifiée par l'introduction dans son ADN d'un gène de la bactérie bacillus thuringiensis (d'où le nom Bt). Ainsi transformé, ce riz produit une protéine appelée Cry1Ac, qui le rend résistant aux insectes. Mais cette protéine est aussi soupçonnée de provoquer des réactions allergiques – ce qui a déjà été prouvé en laboratoire sur des souris. "Voilà qui est particulièrement préoccupant car le riz est la base de l'alimentation de près de la moitié de la population mondiale. Aujourd'hui, Français et Européens risquent de manger du riz OGM Bt, sans qu'aucune étude sur ses impacts sur la santé n'ait été conduite", reprend Arnaud Apoteker. A l'origine de la contamination des cultures de riz en Chine, sans doute des essais en champ, menés depuis des années. En avril 2005, Greenpeace avait déjà dénoncé cette pollution des cultures de riz par des OGM.

Cette découverte de riz OGM chinois dans des produits vendus en Europe survient deux semaines à peine après l'annonce de la contamination du riz américain long grain par un riz OGM fabriqué par Bayer et interdit partout à la culture et la consommation – comme le riz OGM chinois. En 2005, l'Europe a importé 198 000 tonnes de riz provenant des Etats-Unis et la France, environ 20 000 tonnes.
Greenpeace réclame le rappel immédiat des produits contaminés et exige de l'Union européenne des mesures urgentes pour s'assurer qu'aucun produit contenant un OGM illégal ne pénètre plus sur son territoire. Un système de dépistage préventif doit être mis en place. "Il est impératif d'exiger que les aliments provenant de pays producteurs de cultures transgéniques soient certifiés sans OGM, afin de protéger l'alimentation des citoyens européens", conclut Arnaud Apoteker.
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